21 février 2008
It's funny
06 février 2008
La Banque mondiale cloue au pilori l'enseignement et appelle à des réformes
Le système éducatif du Maroc n'est pas un modèle. Comparé aux pays de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) le Royaume se trouve en queue du peloton. Les pays les plus avancés sont la Jordanie et le Koweït alors que les moins avancés sont le Maroc, Djibouti, le Yémen et l'Iraq.
C'est-ce qui ressort d'un rapport de la Banque mondiale intitulé «Un
parcours non encore achevé : la réforme de l'éducation au Moyen-Orient
et en Afrique du Nord». Les conclusions sont d'autant plus alarmantes
qu'elles émanent d'une institution qu'on ne saurait taxer de légèreté
ou de complaisance. Elles viennent confirmer les reproches et les
critiques faits à un système qui a montré ses limites notamment en
matière de résorption du chômage. Les pouvoirs publics reconnaissent
d'ailleurs qu'il y a un malaise et qu'il faudrait agir d'urgence pour
rattraper le retard enregistré dans ce secteur depuis plusieurs années.
«Sur le plan du développement humain, nous sommes classés par le PNUD
126e sur 177 pays, et c'est la scolarité qui nous pénalise», a admis
récemment Meziane Belfkih, conseiller du Roi et président délégué du
Conseil supérieur de l'enseignement. Le ministre de l'Education
nationale, Ahmed Akhchichine, verse dans le même registre. Pour lui,
«nous sommes le seul pays au monde à ne pas avoir un système
d'évaluation des apprentissages». Rendu public hier à Rabat, le rapport
de la Banque mondiale vient donc nous rappeler la santé fragile d'un
secteur qui nécessite une refonte totale. Il souligne le retard
accumulé par rapport aux autres pays de la région. Concernant l'accès,
l'indice adopté démontre que le Liban, la Jordanie, l'Egypte et la
Tunisie ont connu des performances particulièrement élevées comparées à
Djibouti, au Yémen, à l'Iraq et au Maroc.
Par Abdelwahed Rmiche | LE MATIN




